vendredi 11 septembre 2026 - 08:49
Pas de véritable réforme sans la fin de la répression

Hawzah/Le Centre bahreïni des droits de l’homme a appelé les autorités de Bahreïn à mettre immédiatement fin aux pratiques d’enlèvement et de torture, à faire toute la lumière sur le sort et le lieu où se trouvent toutes les personnes victimes de disparition forcée, et à garantir un véritable procès efficace pour toutes les personnes responsables de ces violations.

Bahreïn (A.P.Hawzah)– Dans un communiqué publié sur son site Internet à l’occasion de la Journée internationale des victimes de disparition forcée, le Centre a déclaré que la « disparition forcée » ne constitue pas seulement la détention illégale d’une personne, mais représente une violation grave qui prive la victime de la protection de la loi et empêche sa famille de connaître son sort. Elle crée également des conditions susceptibles d’entraîner des actes de torture, des mauvais traitements, voire la mort, en l’absence de tout contrôle effectif.

Le Centre a souligné que le cas du martyr « Sayyed Mohammad al-Mousavi » illustre de manière douloureuse les dangers de telles pratiques. Al-Mousavi a été arrêté le 19 mars 2026 à un poste de contrôle dans la région d’Al Muharraq. Sa famille est toutefois restée sans nouvelles de son sort pendant neuf jours. Elle a ensuite été convoquée à l’hôpital des forces de défense de Bahreïn, où elle a appris son décès, alors que son corps portait de nombreuses blessures compatibles avec des coups répétés infligés pendant sa détention. L’Unité spéciale d’enquête a reconnu que sa mort était survenue à la suite de coups et blessures subis alors qu’il était détenu.

Le Centre bahreïni des droits de l’homme a insisté sur le fait que les cas de « disparition forcée » et de torture ne peuvent être considérés comme des incidents isolés ou marginaux. Ils doivent au contraire donner lieu à une véritable et efficace prise de responsabilité, ainsi qu’à des réformes fondamentales et structurelles permettant d’empêcher la répétition de telles violations.

Le Centre a également souligné que les autorités bahreïnies doivent mettre fin à toutes les pratiques de « disparition forcée », déterminer immédiatement le sort et le lieu où se trouvent toutes les personnes victimes de disparition forcée, mener des enquêtes indépendantes et impartiales sur tous les cas de disparition forcée, de torture, de mauvais traitements et de décès survenus en détention, et garantir des mécanismes de reddition de comptes et de réparation efficaces, notamment en traduisant en justice les responsables de ces violations.

Le Centre bahreïni des droits de l’homme a appelé à la libération de tous les citoyens détenus uniquement pour avoir exercé leurs droits fondamentaux, à mettre fin aux détentions injustes et collectives ainsi qu’à toute forme de punition collective, et à garantir aux observateurs des droits de l’homme des Nations unies et aux autres observateurs internationaux indépendants un accès sans restriction au territoire bahreïni, notamment aux experts chargés des questions relatives à la torture et aux « disparitions forcées ». Il a également appelé à aligner l’application des lois nationales sur les normes internationales en matière de droits de l’homme.

Le Centre a enfin appelé la communauté internationale à accroître sans délai la pression sur les autorités bahreïnies afin de mettre un terme aux « disparitions forcées », à la torture et à la répression systématique, à traiter la question des personnes disparues et des détenus, et à veiller à ce que le respect des droits de l’homme demeure au cœur des relations politiques, diplomatiques et sécuritaires avec Bahreïn. Il est en effet impossible pour Bahreïn de parler de véritable réforme tant que les instruments de répression et l’impunité demeurent en place.

Pas de véritable réforme sans la fin de la répression

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